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Gabriel Lamé International Colloque Print E-mail

  COLLOQUE INTERNATIONAL GABRIEL LAMÉ

Les périgrinations d'un ingénieur du XIXe siècle

 

15-16-17 janvier 2009

Maison des sciences Ange Guépin, Allée Jacques Berque, Nantes

Conférenciers: Bruno Belhoste (Université Paris 1), Dominique Bénard (Université du Maine), Jacques Borowczyk (Université de Tours), Danilo Capecchi (Université de Rome La Sapienza), Robert Fox (Université d’Oxford), Irina Gouzévitch (EHESS Paris), Dmitri Gouzévitch (EHESS Paris), Catherine Goldstein (CNRS Paris), René Guitart (Université Paris 7), Robert Locqueneux (Université de Lille 1), Bernard Maitte (Université de Lille 1), Michel Paty (CNRS Paris), Antoine Picon (Université Harvard), Raffaelle Pisano (Université de Rome La Sapienza), Rossana Tazzioli (Université de Catane), Evelyne Barbin, Anne Boyé,
Michel Cotte, Jérôme Laurentin (Centre François Viète).

Hosted: Evelyne Barbin, University of Nantes

website:  http://www.sciences.univ-nantes.fr/cfv/colloques/lame/lame.html 

E-Mail: This e-mail address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view it


 

 

 

ICGL 2009. INTERNATIONAL COLLOQUY ON GABRIEL LAMÉ

Tours 1795 - Paris 1870 15-16-17 janvier 2009  Maison des Sciences de l’Homme

 

update by:  http://www.sciences.univ-nantes.fr/cfv/colloques/lame/lame.html

 

 

- Ange Guépin   Session Lamé ingénieur « Gabriel Lamé et la science saint-simonienne »           

Antoine Picon (Université d’Harvard)  

« Gabriel Lamé, itinéraire d’un jeune ingénieur en France et en Europe (1820-1832) »

            Michel Cotte (Université de Nantes)La communication envisage le parcours de Gabriel Lamé en tant qu’ingénieur, depuis sa sortie de l’École des Mines, en 1820 où il publie son premier article et effectue un voyage d’étude sur le thème de la sidérurgie, dans le Sud-est de la France. Gabriel Lamé est peu après envoyé en Russie où il rejoint la mission française en charge des voies de communication depuis 1808. Il séjourne dans ce cadre à Saint-Pétersbourg, où il est initialement affecté au service des ponts. C’est là qu’il renforce son amitié avec plusieurs autres jeunes ingénieurs des Mines de la même génération, dont Clapeyron. Lors des premières années du séjour russe, il garde des liens relativement étroits avec son corps, en France, où il envoie diverses notes et articles techniques pour les Annales des Mines, dans la suite de sa formation. Peu après, il rédige diverses études monographiques pour les travaux dont il a la charge en Russie et il collabore activement au Journal des voies de communication, organe de langue française des ingénieurs au service du Tsar. Nous examinerons ces articles, à la fois techniques et théoriques sur notamment le sujet des ponts suspendus. Après avoir effectué une dernière mission en Angleterre, en 1830, pour l’administration du Tsar, Lamé rentre en France au début de la Monarchie de Juillet. Il est alors frappé par la nouveauté technique des chemins de fer, dont il devient un ardent zélateur, donnant immédiatement plusieurs publications. Le réseau conservé des amitiés russes et les nouveaux contacts qu’il établit alors en France le mettent au centre d’un groupe de pression en faveur d’un développement rapide des chemins de fer. Ce groupe, généralement qualifié de saint-simonien et volontiers paré de vertus visionnaires et sociales, constitue un lobby particulièrement actif sur les finalités duquel on peut s’interroger. Pour cela, nous examinerons le livre manifeste de 1832 : Vues politiques et pratiques sur les Travaux publics en France, publié sous les noms de Lamé, Clapeyron, Stéphane et Eugène Flachat, à la lumière du contexte de l’époque et des opportunités que laisse espérer le nouveau régime.  

 

 

« Lamé, Clapeyron et les salons pétersbourgeois : entre sciences et pensée sociale  » 

 Irina Gouzévitch (EHESS, Paris) Dans l’histoire du Corps des ingénieurs des voies de communication russe (CIVC) les noms de Lamé et Clapeyron sont inséparables, et pour cause. L’escapade russe qui a duré 11 ans, et la similitude des parcours ont  en effet soudé le destin de ces deux hommes par une multitude de liens solides, d’amitié, de collaboration, d’affection, de connivences intellectuelles et politiques … Ensemble, ils ont fait leurs études à l’Ecole des mines de Paris, ensemble ils ont accepté l’invitation d’entrer au service de la Couronne. Arrivés à St-Pétersbourg en 1820, il s ont tous les deux quitté la Russie en 1831. Ils ont servi dans le seul et même Corps (CIVC), enseigné dans la seule et même institution (ICIVC), ont reçu des promotions de carrière et des grades académiques en parallèle. Enfin, ils ont collaboré dans la plupart de projets techniques réalisés en Russie et ont cosigné la majorité de travaux de recherche réalisés lors de ce séjour.Parmi les diverses facettes de leur vie en Russie, celle qui concerne leurs activités sociales et publiques est la moins connue. Elle est pourtant un élément constitutif important de l’évolution socio-professionnelle de ces futurs notables de la science française. Dans la présente communication, nous nous appliquerons donc à apporter quelques éclaircissements sur ce sujet en nous appuyant sur les sources originales. Il s’agira de cerner ici leurs fréquentations mondaines à vocation intellectuelle,  leurs pôles d’intérêts et leurs relations dans la capitale russe. A notre connaissance, ils ont appartenu à non moins de 4 groupes, qui formaient des espèces de salons et fonctionnaient  en connexion assez étroite les uns avec les autres : le cercle de polytechniciens français résidant à Saint-Pétersbourg animé par Enfantin ; le cercle dit « de généraux français Bazaine et Sénovert » qui comptait également Betancourt ; la société française de bienfaisance auprès de l’Ambassade française à Saint-Pétersbourg ; enfin, le salon scientifique tenu à la fin des années 1820 par Lamé en personne. Chacune de ces communautés a marqué  la vie culturelle de la capitale russe, mais aussi, sans conteste, les vies propres de Gabriel Lamé et de Benoît Paul Emile Clapeyron. Dans la communication, nous tenterons d’en donner des témoignages et d’en démontrer les retombées. La piste saint-simonienne, très peu explorée à ce jour, sera mise en exergue vu l’impact qu’elle a eu sur la vie des deux hommes. En outre d’avoir influencé leur pensée sociale et leur activité ultérieure d’ingénieurs en France, l’adhésion aux idées saint-simoniennes  ainsi que la ferveur manifestée à l’égard de la Révolution de 1830 en France, ont eu raison de leur brillante carrière russe : confrontés au choix entre carrière et liberté d’opinion, ces deux colonels du Corps des voies de communication promus à l’avenir professionnel assuré ont opté pour le départ définitif de la Russie.    

 

« Lamé en Russie (1820-1831) : œuvre d’ingénieur, œuvre académique »            

Dmitri Gouzévitch (EHESS, Paris)  Embauché au service de la Couronne russe pratiquement à sa sortie de l’Ecole des mines de Paris, c’est en Russie que Gabriel Lamé a entamé et consolidé sa carrière d’ingénieur et de savant. En 11 ans de service dans le Corps des ingénieurs des voies de communication, le jeune aspirant muni d’un solide bagage éducatif, s’est transformé en un expert technique chevronné dont les travaux ont été promus à la reconnaissance internationale.Dans cette communication, nous nous proposons d’explorer l’essor de la carrière professionnelle de Lamé, ingénieur et savant, en tenant compte de ses différents constituants, à savoir :- entourage professionnel : mentors et autorités intellectuelles (Betancourt, Bazaine etc.) ;  collaborateurs et milieux d’exercice professionnel au sens large (Clapeyron, Baird, Mel’nikov, Ostrogradskij, etc.) - domaines d’exercice (travaux publics : art et sciences de l’ingénieur).Le bilan statistique et thématique de ses travaux en Russie s’élève à une vingtaine de travaux publiés en deux langues (total : 40 publications rééditions incluses) portant sur :- les mathématiques et la mécanique (théorème de Taylor,  problèmes d’algèbre supérieure,  stabilité des voûtes, polygones funiculaires, sans oublier le manuel du calcul intégral, etc.)- sciences et art de l’ingénieur : calcul des voûtes de  la cathédrale de Saint-Isaac et la colonne d’Alexandre,  dispositifs d’éclairage,  engrenages,  ponts suspendus, cabestans, mortiers, etc.).Son héritage professionnel comprend également quelques albums de projets de ponts suspendus (avec Clapeyron) et un rapport fondamental « Observations relatives à l’art de l’ingénieur, recueillies durant le voyage en Angleterre » rédigé en 1830 à l’issue de sa mission professionnelle dans ce pays pour assister à l’ouverture du chemin de fer Liverpool-Manchester. En 1829, pour ses réalisations scientifiques Lamé a été élu membre-correspondant de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Parmi les domaines d’excellence de Lamé-ingénieur, une place particulière revient à l’expertise technique. Ainsi, il a été associé aux travaux de la Commission des projets et de devis, l’instance principale d’autorité technique en matière d’ingénierie dans l’Empire russe.En résumant, le professionnalisme de Lamé durant sa période russe, d’une part, a atteint le degré de maturité qui a fait de lui un expert technique savant d’envergure internationale, mais de l’autre, les conditions de son travail dans ce pays ont permis d’harmoniser ses deux talents principaux, d’ingénieur et de mathématicien-mécanicien, ce qui l’a rendu apte à assurer mathématiquement la viabilité des projets des ouvrages d’art  les plus significatifs de Russie de l’époque. Il importe d’ajouter que la plupart de ses travaux d’ingénieur et savant en France auront comme point de départ les travaux engagés et/ou réalisés  en Russie.   « Titre à préciser »        

 

Robert Fox (Université d’Oxford) « Gabriel Lamé, son entourage, ses relations, ses correspondants »        

Jacques Borowczyk (Université de Tours) Cette communication tente de mieux connaître l’homme dans les étapes principales de sa vie et dans les événements les plus significatifs. Nous le rencontrerons en compagnie de ses parents et de ses trois sœurs à Tours puis à Paris, puis en compagnie de son ami Emile Clapeyron (1799-1864) à Saint-Pétersbourg, puis dans la construction des premières lignes françaises de chemin de fer de voyageurs avant de l'accueillir à l'Académie des sciences, et surtout en compagnie de Fortunée Bertin (1795-1870), son épouse rencontrée  à Saint-Pétersbourg. Elle anima de brillantes rencontres à Paris entre  ingénieurs et hommes de science de la Monarchie de Juillet et du Second Empire.  Session sciences physiques 

 

« Symétrie, unité, rationalité, à la jonction des mathématiques et de la physique, à l'époque de Gabriel Lamé. »           

Michel Paty (CNRS, Paris)  

 

« Lamé et les débuts de la théorie de l'élasticité »           

Bruno Belhoste (Université Paris I) 

 

« La philosophie naturelle dans l'oeuvre de Lamé »           

Rossana Tazzioli (Université de Catane) Lamé was engineer, physicist and mathematician. He has been interested in cristallography, elastic media, optics, heat theory, electricity, constructing engineering, and in mathematics (geometry, number theory, theory of probability). In his long career, he wrote many books and articles on these subjects. In my talk I shall try to show connections between some of his works and to highlight some reasons which motivated him to become involved in different theories. 

 

« Caractères généraux du Cours de physique de Lamé »         

Robert Locqueneux (Université de Lille I)Dans les années 1830 et 1840, Gabriel Lamé estime que la physique a fait sa provision de phénomènes et que ceux-ci sont maintenant rangés dans différentes classes : « Il ne s’agit plus seulement […] de découvrir, d’étudier ou de classer des faits particuliers, de rechercher les lois empiriques qui permettent de les distribuer en groupes moins nombreux. Il faut maintenant découvrir les lois réelles qui régissent les phénomènes, et ensuite la cause unique ou la loi générale qui peut les embrasser toutes ». Pour Lamé, la physique, limitée à l’étude des corps inorganisés, embrasse les phénomènes dont la cause est la pesanteur universelle, ou l’action à distance de la matière sur la matière, ainsi que les phénomènes de la lumière, de la chaleur, de l’électricité et des combinaisons chimiques qui ont, affirme-t-il, une cause unique ; il estime que l’astronomie a complètement défini les lois de la première de ces causes, que le but réel de la physique est de définir les lois de la seconde et que, dans la recherche critique de ces lois, « où le raisonnement a nécessairement une grande part, [la physique] doit s’aider de l’analyse mathématique, qui seule peut rendre le raisonnement infaillible ».Lamé constate que la physique mathématique possède déjà d’importantes théories : « la théorie analytique de la chaleur, celle des corps élastiques et des phénomènes capillaires, la théorie de l’électricité statique à la surface des corps conducteurs, celle de électro-dynamique », et que celles-ci « n’embrassent, il est vrai, qu’une faible partie des phénomènes d’une même classe » ; mais Lamé est convaincu qu’elles s’encadreront dans des théories mathématiques complètes, comme autant de chapitres terminés d’avance ; il est probable qu’elles n’exigeront alors que des changements de définition des quantités variables qu’elles emploient, ou que leurs calculs devront seulement être poussés plus loin, afin de rendre compte de l’influence de certaines causes perturbatrices ». Ainsi pour Lamé, vient le temps où sera bâtie une théorie mathématique complète, une physique mathématique, alors que, pour l’heure, la physique reste encore divisée en quatre parties principales, « savoir : l’exposé des propriétés générales de la matière, et l’étude des phénomènes qui dépendent de la chaleur, de l’électricité et de la lumière ». Nous montrerons sur des exemples comment et jusqu’où le Cours de physique de Lamé illustre ces présupposés. 

 

« La lumière autour de 1840 et sa place dans les cours de Lamé »

Bernard Maitte (Université de Lille) Lamé, veut bâtir une physique mathématique unifiée : il estime, en effet, que cette science est encore divisée en quatre parties principales, « savoir : l’exposé des propriétés générales de la matière, et l’étude des phénomènes qui dépendent de la chaleur, de l’électricité et de la lumière ». Mon exposé s’attachera à montrer comment, en optique, il ne cherche plus à mettre en évidence des faits particuliers nouveaux, des lois empiriques, mais « découvrir les lois réelles qui régissent les phénomènes, et ensuite la cause unique ou la loi générale qui peut les embrasser toutes » 

 

« Lamé : Leçons sur la théorie analytique de la chaleur. Epistemological reflexions ».  

Raffaele Pisano and Danilo Capecchi (University di Roma "La Sapienza")   We study Gabriel Lamé’s Leçons sur la théorie analytique de la chaleur (1861) putting in to evidence the physical-mathematical role played by the transmission of heat in his theory. In order to better understand his historical foundations we will also study the scientific context by comparison Lame’s fundamentals concepts with Jean-Baptiste-Joseph Fourier’s (1768-1830), Théorie analytique de la Chaleur (1822), Sadi Carnot’s  (1796-1832) Réflexions sur la puissance motrice du feu (1824) and European scientific approaches by XIX century scientists. This kind of investigation is enriched by the epistemological point of view of scientific organization and the choice of the kind of mathematics in the theory adopted by Lamé in his théorie analytique de la chaleur.   

 

Session mathématiques 

 

« L’association créatrice de l’analyse et de la géométrie selon Gabriel Lamé»           

Barbin Evelyne (Université de Nantes) 

« Gabriel Lamé et l'enseignement des mathématiques :  reflet d'une génération de polytechniciens ? »

Anne Boyé (Université de Nantes)

 «Les coordonnées curvilignes comme représentation des situations physiques »            

 René Guitart (Université Paris 7) « Gabriel Lamé et la théorie des nombres : un amour malheureux »           

Catherine Goldstein ( CNRS, Paris) 

« Lamé et le polygone funiculaire »

Dominique Bénard (Université du Maine)

 

 « La triangulation des polygones convexes : l’exemple d’une solution combinatoire »

Jérôme Laurentin (Université de Nantes)

En 1759, Jan Andrej Segner résout le problème du dénombrement des triangulations possibles d’un polygone convexe à n côtés. La relation de récurrence qu’il obtient diffère cependant de celle obtenue huit années plus tôt, sans démonstration, par Leonhard Euler. Depuis lors, se pose la question de l’équivalence de ces deux relations et Joseph Liouville soumet en 1839 sa résolution à la sagacité de ses lecteurs. Six réponses lui parviennent parmi lesquelles figure une solution de Gabriel Lamé qui prouve géométriquement comment la formule d’Euler découle de celle de Segner. La coïncidence des ses six articles est pour nous l’occasion de présenter l’originalité de la réflexion de Lamé au regard de celle de ses contemporains et de suivre la résolution d’une question qui est l’objet de sa seconde leçon de probabilité, bien des années plus tard, en 1851 et qui, aujourd’hui, est largement reprise et développée par les informaticiens.  

 

 
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